Quelle est la différence entre SARL et Micro entreprise ?

De nombreuses personnes désirent concrétiser leur projet en créant une entreprise. Celles-ci sont confrontées à la première difficulté du choix du type d’entreprise qu’il leur faut. Quelle est la différence entre SARL et Micro entreprise ? Découvrez les détails ici.

Différence entre SARL et Micro entreprise : les formalités de création

Pour créer une SARL ou une microentreprise, la procédure et les incidences ne sont pas les mêmes.

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Création de la SARL

Pour créer une SARL, vous devez suivre une procédure complexe avec l’intervention d’un notaire. Cette dernière est souvent longue et nécessite une paperasse. Au cours de la création d’une SARL, vous avez l’obligation de libérer au minimum 20 % des apports en numéraire.

Les 80 % restants doivent être libérés dans les cinq années suivant la création de ladite société. Aussi, les statuts prévoient que les associés sont responsables dans la limite de leur apport. Les biens des associés ne peuvent pas être touchés en cas de faillite.

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Création d’une microentreprise

Une microentreprise est un investissement personnel. Ce qui fait la différence entre SARL et micro entreprise est qu’ici vous pouvez créer votre entreprise avec 100 euros. Vous êtes libre d’entreprendre avec votre capacité financière.

Aucun montant n’est exigé. Toutefois, le risque ici est que l’entrepreneur est responsable au-delà de la société. Ses biens matériels et financiers sont atteints au cours d’une procédure de liquidation. Ce qui n’est pas possible avec une SARL.

Différence entre SARL et Micro entreprise : les obligations comptables

SARL et Micro entreprise

La différence entre une SARL et une microentreprise se trouve aussi dans la manière de tenir les comptes. Une microentreprise dispose d’une comptabilité simplifiée. Elle est seulement contrainte à enregistrer ses achats ainsi que ses recettes. Aussi, la microentreprise doit disposer d’un compte bancaire ouvert exclusivement pour les activités de l’entreprise.

Dans le cas d’une SARL, les obligations comptables sont plus nombreuses. Cela est dû à la taille de l’entreprise. Cette dernière doit disposer des livres comptables pour enregistrer les opérations journalières de l’entreprise. Vous devez conserver les pièces justificatives des opérations durant 10 ans au minimum. À la différence avec une microentreprise, la SARL est tenue de clôturer ses exercices par un bilan et des comptes de résultat.

Le régime fiscal : un autre point de divergence entre une SARL et une microentreprise

En matière de fiscalité, il existe aussi une différence entre une SARL et une microentreprise. La SARL peut être soumise à un impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés. La première option est possible uniquement sur les cinq premières années après la création de l’entreprise.

La microentreprise fait l’objet d’une fiscalité plus souple. Cette dernière déclare ses recettes et elle est imposée sur le bénéfice déclaré de façon forfaitaire.

Les avantages et les inconvénients de chaque statut pour l'entrepreneur

Chacun des deux statuts présente des avantages et inconvénients. Dans le cas de la SARL, les associés peuvent bénéficier d'une protection contre les dettes éventuelles de l'entreprise. Effectivement, leur responsabilité est limitée aux apports qu'ils ont effectués dans la société.

Une SARL peut être plus crédible auprès de potentiels investisseurs que ne le serait un entrepreneur individuel avec une micro-entreprise. En revanche, créer une SARL nécessite un capital social minimal qui doit être déposé sur un compte bancaire bloqué jusqu'à immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS). Cette structure peut impliquer des formalités administratives complexes pour sa création.

Quant à la micro-entreprise, elle offre à l'entrepreneur une certaine simplicité administrative grâce notamment à son régime fiscal favorable. Elle permet aussi d'exercer sans contrainte particulière en termes d'horaires ou de lieu d'exercice de l'activité professionnelle. La micro-entreprise ne protège pas financièrement l'entrepreneur personnellement contre les éventuelles dettes professionnelles, ce qui signifie qu'en cas de problème financier important lié à l'activité professionnelle exercée, cela pourrait avoir des conséquences dramatiques sur la vie privée de celui-ci.

Il appartient donc à chacun de faire son choix entre ces deux types juridiques en fonction des critères importants pour lui : protection personnelle face aux risques financiers engendrés par sa propre entreprise ou bien facilitation administrative dans l'exercice de son activité professionnelle.

Les conséquences en termes de responsabilité en cas de difficultés financières ou juridiques

En cas de difficultés financières ou juridiques, les conséquences diffèrent aussi selon le statut choisi. Pour une SARL, la responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports respectifs dans l'entreprise. En revanche, pour une entreprise individuelle enregistrée sous forme de micro-entreprise, l'entrepreneur personnel est responsable sur ses biens personnels illimités.

Cette différence peut avoir un impact majeur en cas d'échec financier ou juridique de la société. Si une SARL fait faillite par exemple, les créanciers ne peuvent pas se retourner contre les associés et leur patrimoine personnel pour régler les dettes professionnelles restantes après liquidation judiciaire. Par contre, si un entrepreneur individuel exerçant sous le régime fiscal de la micro-entreprise rencontre des problèmes financiers importants liés à son activité professionnelle (endettement important...), il pourrait être contraint de vendre ses biens personnels voire même être déclaré insolvable.

Dans le cadre d'une SARL où plusieurs personnes sont associées et décisionnaires quant aux choix stratégiques à prendre pour l'avenir de l'entreprise, certains désaccords peuvent surgir entre elles et engendrer des conflits internes qui ont souvent été très difficiles à résoudre sans intervention extérieure spécialisée.

Bien que ces deux statuts soient tous deux adaptés aux projets entrepreneuriaux selon différents besoins et attentes du porteur du projet entrepreneurial concerné, il est primordial de bien choisir son statut et de se faire accompagner par un expert-comptable pour prendre une décision éclairée.